Auteur Sujet: Les Habits traditionnels du Moyen Orient  (Lu 189196 fois)

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Les Habits traditionnels du Moyen Orient
« le: janvier 06, 2010, 03:13:59 pm »
La Tunisie

   
La Tunisie possède une variété riche et raffinée de vêtements traditionnels.
En Tunisie, hommes et femmes tissent et brodent selon des techniques différentes : chaque région possède ses spécificités de forme et de broderie de son habit traditionnel.

Le costume traditionnel tunisien est composé de plusieurs pièces dans différentes qualités de tissus ( soie, toile de lin, lainage,...). Quelle que soit la région, le costume traditionnel masculin reste le même, seuls le tissu et la broderie diffèrent.

Cet habit est composé d'une "jebba", d'une "farmla" ou "badia" (gilet) et d'un pantalon court. La "jebba", la "farmla" et la "badia" sont minutieusement coupées, brodées et cousues par des hommes de métier hautement qualifiés. Quant au "burnous" pièce hivernale, il vient couronner le costume traditionnel et donne au tout un prestige particulier.
L'habit traditionnel féminin a connu ces dernières années un grand regain d'intérêt. Cet habit diffère d'une région à l'autre et se distingue par la richesse tant de son tissu en soie ou en haiek (souvent tissé à la main), que par sa broderie.









Si aujourd’hui, les tunisiens s’habillent et se parent de la même façon, il en était autrement au début du siècle, où chaque région, sinon chaque village avait ses costumes masculins et féminins.

Le costume traditionnel féminin se caractérise par sa variété d’une région à l’autre. Cependant la pièce essentielle qui le constitue est la tunique « coupée cousue ».

Conçues dans des formes larges et simples les tuniques sont souvent sans manches, coupées dans des tissus de laine, de coton ou de soie, selon les circonstances.

La broderie est le signe distinctif des différents costumes régionaux.

Fils d’argent, paillettes et cannetilles dorés sont les ornements de presque tous les vêtements féminins : chemises ( Qmajja), gilet (Farmla), robe (Jebba et Kadrûn), foulard (Takrita), Coiffe (Qoufiya), manches (Kmâm), et tunique de mariage (grande Qmajja).


"Farmla Ghouli " Mahdia



Au Sahel sont confectionnés les riches drapés, brodés d’or et de soie où foisonnent de multiples motifs figuratifs : personnages, fleurs, animaux…


Costume Hanefit





Les villageoises des montagnes du Sud rehaussent leurs élégantes robes drapées de motifs géométriques.
Les coiffes richement décorées de broderies de soie, d’argent, de perles et d’or, des bijoux, nombreux et variés, des chemisiers aux larges manches en dentelle, des chaussures aux broderies adaptées étaient les compléments indispensables de ces costumes féminins.




Farmla " Naker El Belbel "  Hammamet




Le costume traditionnel est aujourd’hui encore, la tenue par excellence pour les mariages et les cérémonies et constitue une source d’inspiration d’habits plus modernes.

A partir des techniques et de l’esthétique anciennes, de nouveaux produits sont nés. Les vêtements et la parure connaissent une mutation adaptée à la vie contemporaine et imposée par la mode.





Le costume traditionnel masculin a lui aussi ses spécificités régionales tout en se référant à des origines ancestrales arabes pour son aspect général (costume ample).
Le Kaddroun, la blouse, le bden sont encore portés surtout dans les régions rurales mais c’est la Jebba qui s’est imposée comme habit traditionnel national.
La Jebba tunisienne a bénéficié des influences andalouses et turques pour se présenter telle-quelle est de nos jours.
Cet habit ample couvrant tout le corps, se différencie selon la qualité de son étoffe, ses couleurs et ses passementeries.
Les garnitures vestimentaires (harj-elkessoua), passementeries, galons tissés, tresses doivent êtres en harmonie avec les tissus de la jebba variant selon les saisons : laine, soie, drap (melf), toile de lin (quamraya) et mélange de soie et laine (mqârdech).

Les pièces complétant le port de la jebba, costume traditionnel masculin des citadins, comporte deux à trois gilets ouverts ou fermés (bedaia), sedria, fermla), une veste (mentân), une culotte bouffante (serouâl) serrée à la taille par une large ceinture de soie. A l’extérieur ce costume est complété par le port d’un burnous qui est également rehaussé par une broderie spéciale œuvre d’hommes brodeurs appelés « Bransia »







Artisanat L’habit traditionnel à l’épreuve de la mondialisation

Que reste-t-il de l’habit traditionnel et quelle est sa place aujourd’hui dans les mœurs et le quotidien du citoyen? A ces interrogations, M. Yassine Karamti, anthropologue à l’Institut national du patrimoine, a tenté d’apporter quelques éléments de réponse, lors d’une conférence-débat organisée dernièrement à l’espace Khaldounia, sis dans les Souks de la Médina de Tunis. Depuis la nuit des temps, l’habit traditionnel tunisien n’a cessé d’évoluer et de s’adapter à son époque. Mais aujourd’hui, cet élément vestimentaire qui fait notre identité nationale est confronté à une situation difficile qui nécessite une étude scientifique très approfondie. Celle-ci doit prendre en considération son évolution depuis l’époque fatimide jusqu’à nos jours: telles sont quelques unes des idées annoncées par Yassine Karamti, lors de cette conférence initiée par l’Association tunisienne Sites et monuments.




 Les débats ont braqué pleins feux sur l’évolution de la broderie au fil d’or de l’habit traditionnel aussi bien dans le milieu tunisois que dans le Sahel tunisien. La diffusion des différentes modes du costume traditionnel qui, selon le conférencier, remonte à bien avant l’époque fatimide, a occupé une large place dans les différentes interventions. Pour élucider davantage le mystère lié à l’origine de la diffusion de l’habit traditionnel, le conférencier propose des études historiques, iconographiques et sociologiques et un retour aux sources anthropo-historiques qui mettent en relief l’influence des autres modes vestimentaires sur la culture tunisienne. * Une mutation exceptionnelle Pour sa part, Adel Bel Kahla, enseignant universitaire a insisté sur les mutations brutales qu’a connues l’habit traditionnel. Il a précisé que deux facteurs sont à l’origine du recul de la présence du costume traditionnel dans les mœurs et le quotidien du citoyen tunisien. Le premier facteur résulte, selon l’universitaire, du conflit entre les deux générations, lequel remonte bien avant la première moitié du siècle passé. Selon le conférencier, cette période a vu naître en Tunisie une nouvelle génération qui a privilégié le port des costumes modernes au détriment de l’habitat traditionnel. Ce qui a beaucoup influencé et contribué au recul de ce mode vestimentaire. L’autre facteur, à l’origine du recul de l’habit traditionnel, dans nos mœurs quotidiennes, n’est autre que la mondialisation. Selon l’enseignant-universitaire, deux facteurs capitaux ont joué en défaveur de notre costume traditionnel. Il s’agit de l’extension du commerce de la friperie d’une part et le développement de l’industrie du textile-habillement d’autre part. L’expansion de ces deux facteurs est à l’origine du grand recul des différentes modes du costume traditionnel. Comme la “Jebba”, la “Fouta” et la “Blouza”. Et Adel Bel Kahla de préciser que l’incitation des autorités pour un retour à notre costume d’antan, a permis à cet élément de notre identité nationale de revenir sur la scène, notamment pendant la journée de l’habit traditionnel le 16 mars, et pendant certaines occasions religieuses. Toutefois, l’habit traditionnel continue de subir les conséquences générées par la mondialisation et n’est pas pris en considération, même pendant certaines occasions et périodes pendant lesquelles des remises sont consenties sur des articles vestimentaires. Raison pour laquelle, certains costumes traditionnels comme la “Jebba” continuent de coûter cher et ne sont pas accessibles au public. D’autres, à l’instar de la “kachabia”, sont en voie de disparition. D’une manière générale, les différents articles vestimentaires restent présents à hauteur de 3% dans les mœurs des habitants du nord et le gouvernorat du Nabeul, alors que leur présence reste insignifiante dans le vécu quotidien des autres régions. Un autre facteur qui confirme la conjoncture difficile par laquelle passe l’habit traditionnel. Ousmane WAGUE

Institut National du patrimoine : L’histoire entre le fil d’or et… la “Khomsa”



le costume traditionnel de la region de Bir Salah, Sfax, Tunisie.


Partie intégrante de notre identité culturelle, l’habit traditionnel tunisien continue à charmer le monde entier. Anthropologues, historiens, designers, artistes et artisans se penchent sur l’étude de cette question et ce dans le cadre de la 14ème édition du mois du patrimoine. A chaque région ses propres motifs de broderie et même ses techniques qui font les spécificités de son habit traditionnel. Du Sahel au Nord-Ouest, du Sud de la Tunisie au Nord-Est… Chaque ville a ses propres costumes qui font sa distinction et sa particularité. C’est dans ce contexte que s’inscrit cette journée d’étude sur le costume traditionnel tunisien qu’organisera l’Institut National du Patrimoine le 9 mai prochain.







Diverses activités ponctuent le programme de cette journée qui allie l’utilise à l’agréable. Le coup d’envoi de cette journée sera avec un atelier de discussion sur les mécanismes capables de promouvoir le costume traditionnel. “Cet atelier sera une aubaine pour les anthropologues, les historiens, les designers, les artistes et même les commerçants pour discuter ensemble de tous les problèmes qui nuisent à l’évolution de ce secteur. Les enjeux de cette rencontre sont multiples et diversifiés sur son importance scientifique, culturelle et même commerciale”, précise l’anthropologue Yassine Karamti. D’innombrables exemples soulignent les problématiques qui minent le costume traditionnel aujourd’hui surtout avec les mutations technologiques quotidiennes en matière de broderie et de tissage.




A Mahdia, on continue à tisser la soie. “Al Khomsa” dite aussi “main de Fatma”, le poisson… trouvent leur place sur tous les genres de costumes qui marquent les différentes régions. Il y a de quoi! Les brodeuses continuent à orner leurs tissus de ces motifs, symboles de protectio contre tous les maux et les mauvaises surprises. Ce début qui sera ouvert à tous les acteurs de ce secteur jettera la lumière sur la diversité des approches relatives au costume traditionnel. “Chacun à son avis et ses préoccupations. Pour l’historien, un costume traditionnel est un objet “sacré qu’on doit garder intact, car chaque costume s’inscrit dans son cadre spatio-temporel et cela suppose qu’on ne cherche à modifier aucun détail. Quant aux designers, un costume traditionnel est un support de création où chacun, tout en partant du modèle initial, peut mettre sa propre touche et intervenir à sa manière.


Negafa



Ces deux visions différentes, où les historiens et même les anthropologues jugent la créativité des designers et des artisans comme une trahison qui touche l’histoire et l’identité culturelle, posent les problèmes du costume traditionnel tunisien”, explique Yassine Karamti. Suite à cet atelier de discussion, les invités de l’Institut National du Patrimoine découvriront un spectacle qui a été créé pour cette occasion. Ce spectacle sera axé sur deux parties: des chants tirés du patrimoine tunisien donneront le coup d’envoi du spectacle. Un avant goût tout en rythme avant de découvrir un défilé de costumes traditionnels et des nouvelles créations inspirés du patrimoine vestimentaire. Une exposition sur les différentes techniques et des divers motifs de broderie, une application multimédia sur ce thème et un hommage aux chercheurs qui continuent à lutter pour la sauvegarde du costume traditionnel est au menu de cette journée qui vise à rendre à nos habits traditionnels leurs lettres de noblesse. Imen ABDERRAHMANI




Le costume masculin de Tunis : Quand l’habit fait l’histoire



Le dernier-né dans la série Beau Livre est «Le costume masculin de Tunis, Artisanat et Tradition» qui vient d’être présenté au TMT avant-hier soir, à la veille de la Journée nationale du Costume traditionnel.
 
Depuis quelque temps, la municipalité de Tunis a pensé ouvrir les salons de sa Bonbonnière pour abriter d’une façon régulière des rencontres et des débats. Et elle a très bien fait.
Car on a réussi à créer une tradition dans la cité et surtout à drainer la foule. Mais le plus important dans tout cela c’est de fidéliser ce beau monde. De ce côté-là, une chose est sûre, c’est déjà fait.




Le mérite, on le sait, revient notamment à Abdessattar Amamou. Un historien qui sait bien dire les choses et il a vraiment l’art de les raconter. Et d’accrocher ainsi l’auditoire.
Avant-hier soir, le public était encore une fois au rendez-vous. Et pas n’importe quel public. Certes, il est composé de jeunes et moins jeunes mais c’est un public d’un certain niveau. Poètes, historiens, romanciers, hommes de théâtre et de cinéma, peintres et professeurs de lycée ou d’université étaient présents. Il faut dire que le sujet était passionnant et incitait à la réflexion. Surtout qu’il concerne notre patrimoine vestimentaire. Le déclic? La parution d’un beau livre dans Sagittaire Editions intitulé «Le costume masculin de Tunis, Artisanat et tradition» qui scelle 83 pages généreusement illustrées de photos appartenant à Salah Jaber ou tirées carrément de quelques collections privées. Quant à la jaquette, elle nous renvoie bien sûr à ce «birnous» royal et emblématique. L’autrice Fatma Ben Becher, a bien vu. Et pas seulement sur la couverture, car le contenu est d’un grand intérêt. Surtout pour les jeunes d’aujourd’hui qui ignorent totalement les habits d’hier.


Costume de Djerba





Et pour mettre la rencontre dans son cadre, Abdessattar Amamou a dépoussiéré des pans entiers de notre histoire et a jeté la lumière sur des habits masculins de haute couture. Des habits qui nous renvoient à des rangs dans la société. Le costume tunisien diffère aussi quand on est hanéfite ou malékite. Et ceci remonte bien aux temps des Hafsides.
Fatma Ben Becher, sociologue de formation, issue d’une suite de générations ayant peuplé la Médina, connaît bien l’art de vivre de Tunis l’urbain. Sans qu’elle n’oublie les autres strates de la société tunisienne. Puisque dans le cadre universitaire, elle a publié plusieurs études sur la Femme rurale (1975, Mexico).
Outre ses connaissances universitaires et de l’environnement, Fatma Ben Becher a eu la chance d’accéder à plusieurs responsabilités dans la mairie de Tunis et au sein du ministère de la Culture. Ce qui lui a permis de mieux connaître les méandres de l’histoire et de s’impliquer davantage dans les activités culturelles. Résultat: «Le théâtre municipal de Tunis» (1998), «Histoire d’une Avenue» (2003), co-autrice aussi d’un livre collectif en 1986 «Tunis». L’autrice a aussi  été décorée de l’Ordre national du Mérite et membre d’honneur de l’Académie euro-méditerranéenne d’Italie.


Mariage à Mahdia,




Avec un tel bagage, on peut imaginer la facture de ce livre qui vient de paraître sur l’artisanat. Et qui tombe à pic puisque sa parution (ou sa présentation) coïncide avec la date du 16 mars, décidée par le Président Ben Ali comme une Journée nationale du Costume traditionnel.
Et le fait de réaliser ce genre de livre, est avant tout une fierté de renouer avec les fils de notre patrimoine et notre identité. Puis de nous replonger dans les ambiances, pas seulement de l’élégance d’antan, mais aussi de nous dérouler le quotidien de nos ancêtres. Puisque à partir d’une tenue, de la qualité de l’étoffe, de la richesse d’une broderie, on peut situer les différentes couches de toute une dynastie: «dignitaires religieux ou ulémas, makhzen (c’est-à-dire le personnel et les dignitaires de la politique et de l’administration civile et militaire), beldis (le milieu de la production artisanale et des amines ainsi que les lettrés citadins…», lit-on dans ce beau livre.

Sousse - Costume traditionnel




Outre les photos qui nous transportent à des clichés noirs et blancs des années 1900 et quelques dans des cortèges officiels, des majaless, on y trouve au détail près la broderie autour des boutonnières d’une «farmla», des manches d’un «minten» et autres broderies à la main sur de la soie, de la laine, du lin d’une djebba, d’un seroual, d’une qachabia… Et à chaque occasion, son costume et ses accessoires.
Fatma Ben Becher a décrit le costume de l’homme depuis sa tendre enfance. Pendant la circoncision et pendant la fête. Au travail et durant les heures de détente. Rien que des symboles, rien que des reconnaissances pour nous mettre sur les rayons les plus ou moins codifiés.
Ce que nous avons apprécié dans la rencontre et il est déjà couché dans le glossaire du livre, c’est cette flopée de mots qu’on ignore aujourd’hui et c’est légitime car ces noms de vêtements, de turban, de chamla, de kachta, d’accessoires de chapelets, tabatières, de montres de gousset… ne sont plus au goût du jour. Pièces de musée? Peut-être. Mais à les voir et les contempler, ils peuvent énormément inspirer nos créateurs de mode. Comme le font si bien les Japonais, les Indiens… et aujourd’hui les Chinois. Après tout, il s’agit bien d’une estampille d’identité forte en couleurs, en savoirs et toute faite de fierté. Et c’est une première que d’aller revisiter la garde robe masculine, car on a souvent l’habitude d’entrer à petits pas pour ouvrir l’armoire de madame et pas de monsieur.
Un livre bien  concocté et Fatma Ben Becher a pioché de toutes les tendances du costume masculin. Mais c’était seulement tiré de Tunis-Ville. Espérons que d’autres emboîteront le pas à Becher mais en revisitant le tréfonds de notre pays. Là aussi il y a des merveilles oubliées, saisissantes et délicieuses à découvrir.






La jebba tunisienne.

Le costume traditionnel tunisien est composé de plusieurs pièces dans différentes qualités de tissus ( soie, toile de lin, lainage,...).


Quelle que soit la région, le costume traditionnel masculin reste le même, seuls le tissu et la broderie diffèrent.



Cet habit ample cousu main fermé est composé d'une "jebba" , d'une "farmla" ou "badia"(gilet court sans manche) ou "sadria" (gilet) des fois avec "mentane" et d'un pantalon court "seroual".


La "jebba", la "farmla" et la "badia" sont minutieusement coupées, brodées et cousues par des hommes de métier hautement qualifiés.



La jebba a subi de larges influences andalouse et turque pour se présenter telle qu'elle apparaît aujourd'hui.


Dommage qu'elle est portée aujourd'hui sans la "chéchia" "tounsi" ou "stanbouli" et sans la "kachta" (turban en soie brodé)


La broderie (faite à la main ou à la machine) peut être simple ou bien "qamraa" , "mrach","Zliss" (carré)


compléte "amara kamla" demi "amara nisf" ou 1/4 "rboaâ amara"



différents types de jebba:



Jebba Khamri
Jebba Kamraya
Jebba Sakrouta
Jebba harir(en soie blanc)
Jebba en laine
Jebba Chmûs
Jebba Harbla
Jebba Karmasoud



Si aujourd’hui, les tunisiens s’habillent et se parent de la même façon, il en était autrement au début du siècle, où chaque région, sinon chaque village avait ses costumes masculins et féminins.


Le costume traditionnel féminin se caractérise par sa variété d’une région à l’autre. Cependant la pièce essentielle qui le constitue est la tunique « coupée cousue ». Conçues dans des formes larges et simples les tuniques sont souvent sans manches, coupées dans des tissus de laine, de coton ou de soie, selon les circonstances.


La broderie est le signe distinctif des différents costumes régionaux. Fils d’argent, paillettes et cannetilles dorés sont les ornements de presque tous les vêtements féminins : chemises ( Qmajja), gilet (Farmla), robe (Jebba et Kadrûn), foulard (Takrita), Coiffe (Qoufiya), manches (Kmâm), et tunique de mariage (grande Qmajja).


Au Sahel sont confectionnés les riches drapés, brodés d’or et de soie où foisonnent de multiples motifs figuratifs : personnages, fleurs, animaux… Les villageoises des montagnes du Sud rehaussent leurs élégantes robes drapées de motifs géométriques. Les coiffes richement décorées de broderies de soie, d’argent, de perles et d’or, des bijoux, nombreux et variés, des chemisiers aux larges manches en dentelle, des chaussures aux broderies adaptées étaient les compléments indispensables de ces costumes féminins.





Le costume traditionnel est aujourd’hui encore, la tenue par excellence pour les mariages et les cérémonies et constitue une source d’inspiration d’habits plus modernes. A partir des techniques et de l’esthétique anciennes, de nouveaux produits sont nés. Les vêtements et la parure connaissent une mutation adaptée à la vie contemporaine et imposée par la mode.


Le costume traditionnel masculin a lui aussi ses spécificités régionales tout en se référant à des origines ancestrales arabes pour son aspect général (costume ample). Le Kaddroun, la blouse, le bden sont encore portés surtout dans les régions rurales mais c’est la Jebba qui s’est imposée comme habit traditionnel national.



La Jebba tunisienne a bénéficié des influences andalouses et turques pour se présenter telle-quelle est de nos jours. Cet habit ample couvrant tout le corps, se différencie selon la qualité de son étoffe, ses couleurs et ses passementeries. Les garnitures vestimentaires (harj-elkessoua), passementeries, galons tissés, tresses doivent êtres en harmonie avec les tissus de la jebba variant selon les saisons : laine, soie, drap (melf), toile de lin (quamraya) et mélange de soie et laine (mqârdech). Les pièces complétant le port de la jebba, costume traditionnel masculin des citadins, comporte deux à trois gilets ouverts ou fermés (bedaia), sedria, fermla), une veste (mentân), une culotte bouffante (serouâl) serrée à la taille par une large ceinture de soie.


 A l’extérieur ce costume est complété par le port d’un burnous qui est également rehaussé par une broderie spéciale œuvre d’hommes brodeurs appelés « Bransia ».

Le burnous est un vêtement d'extérieur confectionné généralement en laine doublée et peut être peint en différents coloris. le meilleur et le plus coté étant le "jeridi" des oasis du sud Tunisien ou bien le "kefi" de la ville du Kef


Le burnous est un manteau traditionnel long et ample avec capuche mais sans manche.




 
C'est une pièce hivernale millénaire d'origine berbère qui vient couronner le costume traditionnel Tunisien et donne au tout un prestige particulier.


Elle évoque la coupe d'un vêtement datant de l'époque romaine et qu'une partie des populations berbères aurait repris à leur compte avant la conquête arabe.


Le burnous vous procure une sensation de chaleur bien meilleure que les manteaux modernes et peut même servir de couverture la nuit.pratique non !


Il peut être brodée de couleurs vives et porté par les femmes comme tenue de soirée "caftan"


 
Zohra ABID











sources

http://www.tunisia-today.com/archives/11658
http://www.onat.nat.tn/site/fr/article.php?id_article=36
http://www.tasswik.tn




Vous aimez cet article? les sujets suivants sont à votre disposition:

La cuisine de Ramadan
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Le Cinéma de la Tunisie
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Les Habits traditionnels du Moyen Orient - 2 ème partie

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Voici une réalisation de Mang
un hiver à Hammamet












« Modifié: février 25, 2013, 05:50:33 pm par mang »

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Re : Les Habits traditionnels du Moyen Orient
« Réponse #1 le: janvier 06, 2010, 03:57:46 pm »
Le Maroc






Un peu d’ histoire...

    Dans une vaste aire géographique allant du moyen - Atlas au cœur du Sahara, subsiste encore de nos jours des costumes féminins dont l’ origine remonte au temps des Romains.
A voir la grande variété de ces costumes, on a du mal à croire qu’ ils sont pratiquement tous des variantes d’ une même technique vestimentaire très simple,
qui tient à la fois du chiton grec et du péplum romain : celle du drapé.
Il s’agit d’une longue étoffe, "izar" enroulée puis maintenue à la taille par une ceinture et ramenée ensuite sur les épaules pour y être fixée par des fibules.

 


    Le costume marocain se présente sous des aspects variables selon les régions et malgré quelques points communs, le vêtement citadin diffère de celui des campagnes.
Au cours des années passées, l’ art vestimentaire a subi une évolution parfois à peine perceptible dans les campagnes, mais frappante dans les villes.
 
    Moins varié que le costume des femmes rurales, le costume traditionnel des citadines se caractérise par la sobriété de l’ habit d’ extérieur (haik et djellaba)
et par la grande richesse de l’ habit d’ intérieur (caftans et gandoura).

    Tout comme les autres constituants du costume de la citadine, la "djellaba" a subit durant les quatre dernières décennies des variations importantes.
Si elle garde la même structure d’ ensemble, elle a perdu, sauf chez les femmes conservatrices ou d’un certain âge, la rigueur de coupe et la sobriété des couleurs de ses débuts.

 

    Resté longtemps immuable, le costume des citadines se plie depuis l’intensification des échanges avec l’étranger, au 19ème siècle, au phénomène de mode.
C’est le cas du "qaftane". D’inspiration turque ou même chinoise, le "qaftane" est resté, jusqu’à nos jours, le vêtement d’intérieur de base de la marocaine.
Coupé dans des velours, des soieries ou des brocarts, il est souvent richement brodé au fil d’or, d’argent ou de soie.
 
      



    A la différence de la femme rurale, surtout berbère du Haut et Moyen Atlas et de la femme Saharienne, qui ne se voile pas le visage,
 la citadine marocaine, elle, ne pouvait sortir dans la rue, au début des années 50 du moins, sans être drapée du "haik",
grande pièce de laine ou de coton d’ environ cinq mètres sur un mètre soixante, qui dissimule les formes du corps et voile les traits du visage.

    La babouche est considéré comme chaussure traditionnelle marocaine utilisé dans la vie quotidienne de la femme .





    Malgré toutes les variations qu’il peut subir sous l’influence de la vie moderne, l’habit traditionnel constitue la garderobe de base des femmes marocaines, toutes classes confondues.
Il suffit d’assister à un marge, ou à une quelconque festivité religieuse et autre, pour se rendre compte à
quel point les marocaines et les marocains restent fidèles à leur plus belles traditions.




el kessoua el kbira (en arabe la grande robe)






Femmes marocaines costumes et traditions



Il est nécessaire de donner un aperçu sur la femme marocaine, qui connaît les mêmes changements que la femme dans le monde, et surtout dans une période de transition dans le domaine des droits de l'Homme.





A l’indépendance du Maroc en 1956, les femmes marocaine sont devenues de plus en plus actives en dehors de leurs foyers, le haïk est remplacé alors par la Djellaba qui est en faite un habille pour les hommes.

Elle a subi beaucoup de changement et une importante transformation surtout pendant les quatre dernières décennies.

Elle a gardée la même structure mais a perdu sa coupe rigoureuse et ses couleurs sombres d’origine, excepté quand elle est destinée aux vielles femmes conservatrices.



   
Le babouch est considéré comme chaussure traditionnelle marocaine utilisé dans la vie quotidienne de la femme
    


La femme marocaine doit d'abord être considérée comme une personne qui jouit de la garantie de ses droits, et qui a surtout de forts espoirs dans le futur.

Nous pouvons admirer la décoration et le style marocain de leur maison, on remarque le décor accueillant de la demeure tout en conservant le thème traditionnel.






Cet aperçu donne aussi une idée sur les conditions de vie de la femme marocaine, ses souhaits, espoirs et rêves, ses réalisations, projets, ses capacités intellectuelles, ainsi que ses talents. Par la même occasion, il nous montrera comment la femme marocaine se considère t-elle, et comment voit-elle sa diversité.

Elle est ambivalente dans le sens ou elle garde toujours les valeurs culturelles marocaines à l'intérieur de son foyer, et exerce la modernité en dehors de son ménage.


1930-1940 : garçons en habit traditionnel adapté au style européen.





Récemment, la femme marocaine a commencé à s'organiser dans des associations, s'éduquer, et à créer son espace de liberté, afin de lutter pour l'obtention de ses propres droits, même dans des endroits où les hommes règnent, que se soit dans le domaine politique ou dans les activités sociales.


Magnifique photo d'un jeune juive Marocaine en costume de l'epoque du Roi DAVID ( je le crois ) Leon OIKNINE




Il est important de noter que malgré tout le progrès qu'a connu la femme marocaine, elle est toujours ambiguë, elle a très peu de connaissance de droit. Elle a aussi le paradoxe d'autocensure féminine, une éducation insuffisante, spécialement dans les zones rurales.

Au Maroc, le vêtement traditionnel est la djellaba, longue robe à capuchon et à manches larges. Pour les occasions spéciales, les hommes portent aussi des chapeaux appelés tarbouchs ou fez. Les hommes d’origine berbère porteront un turban blanc, des sandales en cuir de chèvre et des poignards finement travaillés. Les femmes marocaines demeurent nombreuses à suivre la tradition islamique et à porter le voile en public. À la maison comme aux réceptions, elles s’habillent de robes longues, ou cafetans. Si nombre de Marocains portent toujours les vêtements traditionnels, la mode vestimentaire occidentale est toutefois de plus en plus populaire.

   
L’habit de la femme qui travaille a commencé a être influencé par le phénomène de la mode qui a résulté de l’échange intensif avec d’autres pays pendant le 19ème siècle, c’est le cas pour le caftan qui est d’origine turque ou même chinoise.

Il est toujours resté jusqu'à maintenant le plus important garnement interne de la femme marocaine.



Un caftan blanc - Photos MAJB




   
Malgré tous les changements que connaît l’habillement traditionnel sous la pression de la vie moderne, constitue l’élément le plus important dans l’habit féminin dans toutes les classes sociales.

   
Il suffit que la personne se trouve dans une cérémonie de mariage ou durant une fête religieuse pour remarquer à quel point les femmes et les hommes marocains sont fidèles à leur belle tradition.

La femme marocaine dans la ville, contrairement à la femme rurale (dans le haut et le moyen atlas), ne pouvait pas circuler dans les rues sans haïk (du moins pendant les années cinquante). Le haïk est un large tissu de coton ou de laine de à peu prêt 5 mètres de longueur sur 1.60 M de largeur qui couvre le corps de la femme ainsi que son visage.


Costumes marocains dans les années 1930-1940 : citadines enveloppées dans le haik.






Source
: www.darnna.com
http://marocfenetre.free.fr/habits.html








Vous voulez connaître un peu plus sur ce beau pays, le Maroc? Cliquer sur l'image , svp





















« Modifié: décembre 14, 2012, 07:54:18 pm par mang »

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Re : Les Habits traditionnels du Moyen Orient
« Réponse #2 le: janvier 06, 2010, 04:27:37 pm »
L'Algérie









Le costume traditionnel d’Alger est une illustration pointilleuse de la vie des femmes au XVIIème et au XVIIIème siècles. La femme algéroise portait une longue et large chemise sans col. Une autre chemise était mise dessus avec des ornementations de rubans galonnés de différentes couleurs. Cette chemise s’est en fait écourtée avec le temps, en acquérant des manches très larges auxquelles s’ajoutent des rubans soyeux dentelés.

Cette chemisette est nommée g’nidra (petite gandoura).

En plus de la g’nidra, la gent féminine portait un ample pantalon de toile blanche descendant jusqu’aux chevilles sur lequel tombait la ghlila, une longue veste de satin ou en velours qui tombe à mi-jambe avec des manches sans coude et un col prolongé jusqu’en dessous de la poitrine décoré de boutons d’or ou d’argent.
L’algéroise se chaussait de babouches en velours richement brodées d’or.

La tête était coiffée d’un foulard multicolore appelé manharma.

Les riches et les officiels de l’époque optaient pour le caftan et le karakou qui étaient élaborés dans des étoffes très onéreuses sans oublier que l’or ou l’argent (travail de felta et medjboud) ouvragés de broderies restaient hors de prix.

Les hommes portaient des costumes d’inspiration ottomane avec différentes variantes orientales. Il n’en demeure pas moins que l’inspiration reste dédiée à des références arabo-musulmanes. Mais le costume algérois masculin se distingue par le port d’une chemise en tissu léger blanc à manches longues mis par dessus un gilet de velours ou de satin garni de broderies dorées qui s’arrête juste en dessus de la ceinture. Ce gilet porte le nom de b’diîya.

Le H’zam est une longue bande d’étoffe de couleur blanche, longue de deux ou trois mètres, que les hommes s’enroulaient autour de la taille. Cette large bande d’étoffe maintenait le pantalon qu’on appelait séroual-el-kaâda, un habit qui se rétrécit au niveau des chevilles en étant retenu par des boutons en fil d’or. Parfois quelques broderies agrémentent la longueur extérieure.

En guise de coiffure la chachiya était souvent portée sous la forme d’une toque basse fabriquée dans du feutre rouge agrémenté de fils noirs.

La variante turque de la chachiya était nommée chachiya-stamboul.

Les chaussures étaient souvent des babouches, sortes de pantoufles ou mules de cuir d’origine turque, pointues à l’extrémité, très souvent rehaussées de broderies.

Le Burnous est employé dans presque tout le nord du Maghreb, il se présente sous la forme d’une cape arrondie, tombant sur les épaules jusqu’aux genoux. Le burnous est pourvu d’un large capuchon de section carrée. Cet habit, très populaire au Maghreb, est tissé en une seule pièce. Avec un galon qui ferme le capuchon et une large bande de tissu qui réunit au niveau de la poitrine les deux pans de la cape.
 
Le costume traditionnel dce constantine est principalement représenté par la Djebba, élément primordial du vêtement féminin. C’est une longue robe de velours sans col et aux manches longues. La Djebba est travaillée au medjboud (broderie dorée très fine en arabesques) qui est très populaire même au-delà des frontières. La magie opérée par cet habit réside dans le fait qu’outre les richesses de l’étoffe, la broderie couvre l’ensemble de la robe avec une inspiration savante empruntée à la faune et à la flore. La Djebba constantinoise se décline sur des couleurs variables, bordeaux, bleues, vertes, toujours rehaussées au fil d’or. Il faut dire aussi dans un souci de détail que cette robe est appelée « djebbet Fergani » en référence à la famille Fergani, précurseur de la haute couture à Constantine. En agrément à cet habit, la femme met une ceinture de louis d’or de valeurs différentes. Les chaussures restent des babouches du même style, avec cette précision que chaque femme qui se marie doit le faire dans une Djebba Fergani, mais le côté onéreux de cette robe crée en fait une nouvelle tradition qui consiste à léguer de mère en fille la djebba.

Nous pourrons ainsi voir à loisir les perfections d’un art qui s’est perpétué jusqu’à nos jours dans une fidélité superbement préservée.




Dans une proximité avec les Aurès on peut aisément constater que le costume masculin de Constantine ressemble au costume chaoui. (voir costume des Aurès). L’artisanat, la musique et les arts auront caractérisé la ville de Tlemcen, ce qui aura grandement contribué à en faire un grand pôle de civilisation algérien.
 
Le costume traditionnel de Tlemcen est constitué d’une robe en soie à manches larges constituées de tulle et agrémentées de perles, de paillettes et brodées de dentelles. Les femmes mettent ensuite une autre robe de soie et de fils d’or. En mettant ensuite autour de la taille une foutha « m’taqqla » qui porte des rayures en soie dorée. Par la suite elles enfilent le caftan, élément typique de la région avec quand même une origine turque. La coiffe est une sorte de longue chachiya en velours brodé, pourvue d’une bride en cuir. Une longue écharpe en voile brodée en soie et or nommée el-abrouk pare la poitrine avec, comme chaussures, des mules de diverses couleurs brodées d’or et d’argent.





Raffinement égal au costume des femmes pour l’habit masculin Tlémcenien qui se compose d’un gilet richement brodé, b’diya, surmontant un pantalon à larges assises de satin immaculé auquel s’ajoutent des mocassins blancs finement décorés de fils dorés ou argentés.

Le burnou répond aux mêmes exigences d’esthétique, blancheur virginale avec une pointe de doré pour relever le tout.
 
Le costume traditionnel de Kabylie montre une grande richesse de création vestimentaire et autres. C’est ainsi que la femme kabyle puise très loin ses inspirations.

Au cœur des montagnes du Djurdjura il ne sera pas rare de trouver des tissages bercés par la flûte d’un berger qui ranimera des formes ancestrales héritées de générations en générations.

Cela nous donne un costume typique composé de plusieurs facettes.

La robe ou djebba est l’élément de base du costume, on le remarque à travers la richesse symbolique qui agrémente l’étoffe. C’est une robe large faite dans un satin blanc, le col est arrondi et les manches sont longues. La djebba kabyle est garnie au niveau de la poitrine et des manches de plusieurs coloris : rouge, jaune, vert, bleu. Avec des inscriptions inspirées de l’écriture tamazight, de la faune et de la flore. Le Tablier (foudha) est un morceau de tissu qui porte en soi la révélation de toute l’âme berbère, les rayures rouges, noires et jaunes qui l’agrémentent sont l’image de marque de la femme kabyle qui met la foudha autour de la taille en ne se séparant nullement de cet habit parure qui la protège des salissures qu’occasionnent les travaux ménagers et ceux des champs.

Cet habit peut servir de couffin de ramassage des olives. La ceinture ou H’zam est un ensemble de fils de laine multicolores tressés et noués autour de la taille, munie de pompons aux extrémités.

La m’harma est un foulard qui a été adopté depuis longtemps dans la région, de fabrication synthétique dans la plupart des cas , on le remarque grâce à ses motifs floraux aux chaudes tonalités. Carré de un mètre de côté, la femme le plie en triangle pour le mettre ensuite derrière la nuque en ramenant les extrémités au dessus du front.

Pour le costume masculin, la similitude avec le costume algérois est frappante ; turban, gilet, pantalon à large assise, burnous, babouches et chachiya basse.
 
Le costume traditionnel des Aures resplendit d’une beauté sobre encouragée par la nature de la région. On découvre alors un costume féminin fait d’une large chemise aux manches amples appelée le Maqdha dont le métrage égale deux fois la personne qui le porte. Le tissu est replié sur lui-même et les côtés sont cousus sur toute la longueur, hormis au niveau des bras. Une fente permettra le passage de la tête, la chemise en cotonnade unie est fendue sur vingt centimètres au niveau de la poitrine souvent de couleur marron ou bien rose.

Le Tâjbibt est la robe du dessus, elle est enfilée sur le Maqdha, c’est une sorte de gandoura de même genre que la précédente mais sans manche rapportée, réalisée en cotonnade de fantaisie. Les femmes, dans un souci d’élégance, en mettent plusieurs différentes. En avoir plusieurs est signe de richesse. Les azriyat (femmes libres) en portent trois ou sept.

Le El-Hâf est la pièce essentielle du costume. La robe du dessus est un vêtement flottant qui s’apparente au Peplos Dorien (habit grec) cité par Hérodote.

Le El-hâf est fait d’une pièce d’étoffe de dix mètres de long dont la largeur dépasse quatre-vingt centimètres. Cette pièce est coupée en deux parties égales qui sont assemblées sur toute la longueur par une couture. Le El-Hâf est conçu dans une cotonnade noire. Pour la ceinture, elle est travaillée exclusivement par la femme aurésienne qui la tresse dans de la laine multicolore. Celle-ci sera ensuite enroulée autour de la taille et nouée sur le côté.


costume traditionnel de tlemcen (algerie)



Le Tajdidh est usité comme manteau d’hiver, on le retrouve sous la forme d’une pièce d’étoffe qui enveloppe les épaules et tombe aux chevilles. Il est tissé par les femmes dans une laine blanche et épaisse, ornée parfois de bandes brunes qui tombent vers le bas. Les deux extrémités du manteau sont accrochées entre-elles par une broche : « l’amessak ».

L’Ougâ est aussi tissé d’une manière exclusive par les femmes, c’est d’ordinaire un tajdidh de fine laine blanche ou plus rarement en soie blanche qui est mis durant les fêtes et les cérémonies.

Le Kettaf, vêtement de même genre que l’ougâ, avec cette différence que ce ne sont pas les femmes qui le réalisent. Ce sont deux étoffes de soie, réunies entre elles sur toute la longueur, et dont le métrage dépend de la taille de la personne.


Pour l’été, on porte souvent l’Althâm, une sorte de kettâf fait de coton noir. Les chaussures sont des semelles tressées qui retiennent les pieds par des cordelettes d’alfa qui passent entre les orteils et qui finissent nouées sur la cheville.

Les chaussures de cérémonies sont la belgha, en peau de chèvre, sans talon, dont le bout est arrondi. La partie postérieure est terminée par une pointe qui sert à tirer la sandale vers le haut. Le belgha est souvent de couleur rouge avec un bout en cuir jaune.

Plusieurs foulards et un turban constituent la coiffe. Le premier de ceux-ci est noir ou rouge, il est plié en triangle par la femme et appliqué à la base de son front en croisant les sangles sur la nuque puis ramené sur le haut du front et noué ensuite. Le turban est placé en dernier lieu.

Pour le costume masculin, la base reste similaire au reste des régions et se constitue d’un gilet (b’diya) coupé dans un tissu ordinaire, doublé d’une étoffe blanche ou ocre sans col ni manche. La ceinture (h’zam) un tissu large et léger parfois agrémenté de fils de soie ocre.

Le Serouel (sérouel el kaâda) est de même facture que celui de l’algérois par une large assise rétrécie au niveau des chevilles.

Les chaussures sont des mocassins, coupés dans du cuir rigide sans talon, marrons ou noirs. Par contre les cavaliers mettent des bottes de cuir très fin rehaussées d’étriers.


habit traditionnel du sud algérien






Le turban ou ammama est une sorte de tissu brodé au fil de soie ocre sur fond blanc de trois à quatre mètres de long, l’homme s’entoure plusieurs fois la tête en laissant un pan retomber sur la nuque.

Quant au Burnou, il possède les mêmes caractéristiques que celui d’Alger, hormis que le tissu est en laine de chameau à l’état naturel (ouarbr).
 
Le costume traditionnel du Hoggar est très simple, eu égard aux conditions de vie extrêmes de cette région aride.

Le Targui adoptera alors un costume épuré de tout superflu qui sera adapté à son environnement hostile.

Il s’agit d’une gandoura à manches longues de couleur blanche, enfilée sur un pantalon de la même texture en lin léger.




Les hommes bleus sont coiffés d’un voile léger appelé Tagoulmoust, particularité des gens du sud. Les hommes s’enroulent la tête et couvrent leur bouche et leur front par souci d’hygiène, pour préserver les yeux, la bouche et le nez de l’action néfaste du soleil et du sable et s’enveloppent dans une large cape sans manche, réalisée dans un tissu fin, ramenée sur les épaules.

Le costume Targui finit sur des sandales très larges faites en peau de chèvre ou de chameau.

La femme se vêt aussi d’une manière sobre en s’enveloppant dans un long tissu de couleur chaude qui n’est pas sans rappeler le sari indien.

En dessous de ce voile elle met une robe de tissu ordinaire sans manche. Quant à la coiffe, elle est tout simplement faite d’un pan du sari qui est replié élégamment sur la tête en couvrant le nez et la bouche devant tout étranger, un geste qui, loin d’être agressif, ne manque pas de donner du charme aux dames du Hoggar qui sont pour la plupart des femmes graciles aux traits fins.

Le costume d’Affrana est pour la femme targui un costume de fête fait de tissus très riches et très élaborés sur une base de sari.

Ce vêtement est importé des pays frontaliers, ce qui explique la manière africaine de le mettre. Par contre le costume masculin de cérémonie n’est motivé que par une seule source d’inspiration qu’est l’affrontement entre les tribus (Rezzou) avec ce rappel que le peuple Touarègue est originellement un peuple guerrier.


Femme Kabyle






Pour aller combattre, le Targui se met en condition, c’est alors tout un rituel qui se met en place, danse, chants et poésie. Le guerrier s’habille d’une tunique blanche, d’un pantalon et d’une cape noire avec un chech indigo qui s’intercale avec un turban blanc.

Deux bandes de tissus ou de lainages multicolores se croisent sur sa poitrine et nouées au niveau de la taille pour maintenir la takouba (épée), comme accessoire, une sacoche en cuir est enfilée par dessus la tête. Cette sacoche sert à contenir quelques provisions et amulettes porte chance. Le reste du costume finit par le port à la main du Alter (bouclier en peau durcie) et des sandales en cuir très larges à la base.

Cette tenue est souvent portée au cours de cérémonies religieuses ou des mariages.


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« Modifié: février 10, 2010, 07:46:11 pm par mang »

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Re : Les Habits traditionnels du Moyen Orient
« Réponse #3 le: janvier 06, 2010, 05:20:39 pm »
L'Egypte





Égypte - Le Caire - un aspect de vie au Khan Al-Khalili (le vieux marché du Caire)
Les robes de soirées et des habits de la danse orientale





Les vêtements de l'Egypte ancienne






   

Les types de vêtements portés par les anciens Egyptiens représentaient la position que ces derniers occupaient au sein de la société. Dans l'Ancien Empire, les robes de tous les jours étaient de simples morceaux de lin de forme rectangulaire d'environ 0.5 - 1 mètre de long et de plus ou moins 60 centimètres de large. Ces robes étaient drapées autour du corps dans le sens des aiguilles d'une montre afin de couvrir la partie située entre la taille et les genoux. L'extrémité de ce pagne était retroussée afin d'obtenir une double épaisseur alors que le dessus était replié sous la partie déjà drapée. Ensuite, un morceau de tissu était remonté contre le corps et entortillé de manière à éviter que la partie interne ne descende en glissant.

La robe des nobles et des hauts fonctionnaires était différente de celle portée par la famille royale et les gens du peuple. Lors d'évènements officiels, les nobles de l'Ancien Empire portaient un type de pagne différent. A moitié plissé, ce pagne était drapé autour du corps dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Afin d'éviter que la partie plissée qui était tirée vers l'avant, ne soit salie ou pliée, il suffisait de la remettre en place en utilisant une petite patte placée derrière la ceinture. Au centre de cette ceinture se trouvait un nœud particulier dont les extrémités étaient en général repliées.

Toutes les statues et les sculptures portant ce pagne présentent des détails presque toujours formalisés et parfois incorrects.

Au cours du Nouvel Empire, la mode fut affectée par les Egyptiens aisés et de nouveaux styles firent leur apparition. Les nobles, tant les hommes que les femmes, sont représentés vêtus de longs habits aux manches plissées et évasées aux coudes. Parfois, ils portaient des pagnes courts sous des modèles plus longs et transparents.

Représentée sur des scènes datant de l'Ancien Empire, la peau de léopard était portée par une certaine classe de prêtres appelés « Sem ». Portée par-dessus la robe normale, cette peau tenait en place grâce à une sangle qui pouvait être raccourcie par une sorte de nœud coulant situé au niveau de l'épaule.




" Groupe de danseuses "
 ( carte postale colorisée du début du XXe s. , datée 1914 par le cachet postal, coll. Kaaper )



Décoration des vêtements de l'Egypte ancienne

   

De nombreuses personnes croient que les anciens Egyptiens portaient des vêtements simples. En réalité, bien que les habits servaient souvent de toile de fond aux bijoux élaborés, ils n'en jouaient pas moins un rôle complémentaire.

Perles, rosettes et paillettes étaient utilisées afin de rehausser l'apparence du vêtement. Une rosette est un objet décoratif ou un insigne composé d'un ruban de soie plissé ou noué en forme de rose.

Les perles, en particulier celles qui ressemblaient à des bijoux, furent utilisées à travers toute la culture égyptienne depuis l'époque préhistorique. Toutefois, elles ont parfois été retrouvées cousues sur des tissus ou, plus rarement, tissées à même l'étoffe.

Au début de la période médiévale, la broderie devint populaire bien que seuls quelques fragments datant de la période dynastique furent retrouvés.

Ayant fait son apparition au Nouvel Empire, l'applique est une technique qui était normalement associée aux vêtements royaux. Elle consistait à attacher une décoration sur un morceau de tissu de plus grande taille. L'une des formes de ce procédé était l'utilisation de différents types de ganses pour décorer des vêtements.

Parfois, la ganse avait de petites franges le long de ses côtés auquel cas, elle était placée le long du côté extérieur du tissu.

Quand il n'y avait pas de franges, la ganse était soit cousue en travers du tissu soit le long des côtés. Les habits présentaient aussi des plis. D'ailleurs, les exemples les plus anciens semblent être les robes plissées horizontalement datant de l'Ancien Empire.

L'un des exemples les plus élaborés qu'il est possible d'admirer dans le musée égyptien, compte trois différents types de plissage. En effet, il est décoré d'une simple série de plis distants les uns des autres de quelques centimètres, de quelques plis relativement rapprochés et d'une section de plissage « chevron » où les lignes verticales et horizontales, placées à intervalles réguliers, étaient plissées de façon à créer de larges bandes ornées d'un chevron, ou motif en forme de V inversé.

Datant du Nouvel Empire, de nombreux textiles ayant survécu aux outrages du temps furent également peints avec des motifs de complexité variée.



Grand contraste avec le costume habituel de la plupart des femmes égyptiennes à la même époque
( " Native woman - Cairo ", carte postale du début du XXe s. , Zogos & Co., Le Caire, coll. Kaaper )



Les différents types de décoration des textiles égyptiens
Collection de 8 Articles

   

Depuis les temps anciens, les Egyptiens décoraient leurs vêtements et d'autres textiles. Les fils ou les étoffes teints, les tissus imprimés, les perles, les paillettes, le plissage, la broderie, les appliques et les différents motifs de tissage étaient utilisés afin de décorer les textiles.


La teinture des textiles dans l'Egypte ancienne

L'utilisation de fils teints semble remonter à la première dynastie. En effet, un linge brunâtre datant de cette époque fut retrouvé à Tarkhan.

Toutefois, en se basant sur un morceau d'étoffe rouge découvert sur le site de Meïdoum, les tissus teints pourraient dater de la fin de la troisième ou le début de la quatrième dynastie. Néanmoins, ce n'est qu'à partir du Nouvel Empire que les étoffes commencèrent à être tissées avec des fils colorés.

Les substances utilisées par les anciens Egyptiens pour teindre peuvent être divisées en deux types de base : les plantes et l'ocre, ou terre composée d'oxydes de fer hydraté (rouille) mélangée à de l'argile. Une fois chauffé, l'oxyde de fer jaune se transforme en oxyde de fer rouge et donc, il peut être utilisé pour créer du jaune, du jaune-brun et du rouge.

Comme semble le prouver le textile retrouvé à Tarkhan, la teinture du linge avec des oxydes de fer remonterait au début de la période dynastique. Du linge coloré en rouge grâce à des oxydes de fer fut également découvert dans d'autres sites, y compris dans le village des travailleurs à Tell el-Amarna.

Plusieurs méthodes de teinture des étoffes furent utilisées au cours de la période dynastique. La plus ancienne d'entre elles est le « maculage », ou procédé au cours duquel la couleur est étalée sur un tissu à l'aide d'argile, de boue ou de miel. Les Egyptiens mirent également au point une méthode appelée « la double teinture ». Cette dernière consistait à teindre une première fois les fibres, les fils ou le tissu et ensuite, à appliquer une deuxième couleur différente afin d'obtenir une troisième couleur.

Ainsi, le violet est le résultat du mélange du bleu et du rouge alors que le vert est obtenu en utilisant du jaune et du bleu. En général, les Egyptiens teignaient soit des fils soit des tissus.

Dans le cas des tissus, des zones blanches sont parfois visibles en dessous de l'endroit où un fil de chaîne, ou fil vertical, passe sur une trame, ou fil horizontal. Le blanchiment était aussi une technique décorative. En effet, chez les Egyptiens, le port de vêtements blancs reflétait un certain statut social et était peut-être considéré comme un signe de propreté.


Décoration des vêtements de l'Egypte ancienne


De nombreuses personnes croient que les anciens Egyptiens portaient des vêtements simples. En réalité, bien que les habits servaient souvent de toile de fond aux bijoux élaborés, ils n'en jouaient pas moins un rôle complémentaire.

Perles, rosettes et paillettes étaient utilisées afin de rehausser l'apparence du vêtement. Une rosette est un objet décoratif ou un insigne composé d'un ruban de soie plissé ou noué en forme de rose.

Les perles, en particulier celles qui ressemblaient à des bijoux, furent utilisées à travers toute la culture égyptienne depuis l'époque préhistorique. Toutefois, elles ont parfois été retrouvées cousues sur des tissus ou, plus rarement, tissées à même l'étoffe.

Au début de la période médiévale, la broderie devint populaire bien que seuls quelques fragments datant de la période dynastique furent retrouvés.

Ayant fait son apparition au Nouvel Empire, l'applique est une technique qui était normalement associée aux vêtements royaux. Elle consistait à attacher une décoration sur un morceau de tissu de plus grande taille. L'une des formes de ce procédé était l'utilisation de différents types de ganses pour décorer des vêtements.

Parfois, la ganse avait de petites franges le long de ses côtés auquel cas, elle était placée le long du côté extérieur du tissu.






Quand il n'y avait pas de franges, la ganse était soit cousue en travers du tissu soit le long des côtés. Les habits présentaient aussi des plis. D'ailleurs, les exemples les plus anciens semblent être les robes plissées horizontalement datant de l'Ancien Empire.

L'un des exemples les plus élaborés qu'il est possible d'admirer dans le musée égyptien, compte trois différents types de plissage. En effet, il est décoré d'une simple série de plis distants les uns des autres de quelques centimètres, de quelques plis relativement rapprochés et d'une section de plissage « chevron » où les lignes verticales et horizontales, placées à intervalles réguliers, étaient plissées de façon à créer de larges bandes ornées d'un chevron, ou motif en forme de V inversé.

Datant du Nouvel Empire, de nombreux textiles ayant survécu aux outrages du temps furent également peints avec des motifs de complexité variée.





Les textiles coptes
   

Les archéologues répartirent les textiles coptes en trois catégories et ils les nommèrent en fonction de leurs traits artistiques. Premièrement, les tissus greco-romains qui couvrent la période allant du premier au troisième siècle après Jésus-Christ. Ces tissus sont décorés de dessins d'hommes et d'animaux ainsi que de motifs géométriques et de plantes. Représentant leurs origines, ces dessins sont pleins de vie et de mouvement. De plus, ils sont bien esquissés et présentent des couleurs naturelles.

L'interphase s'étend du quatrième siècle à la fin du cinquième siècle après Jésus-Christ. Les tissus datant de cette période font le lien entre ceux de l'époque greco-romaine et copte. Ils utilisent encore les lignes et les objets greco-romains mais manquent de vigueur, de mouvement et de précision dans la représentation de la nature. Néanmoins, ils se distinguent par une grande utilisation de symboles chrétiens.

La troisième phase, ou phase copte, va du sixième au neuvième siècle après jésus-Christ. L'art de cette époque se caractérisait par des peintures symboliques d'hommes et d'animaux. Ajoutons que ce symbolisme devint par la suite l'une des caractéristiques les plus importantes de cet art.





La tapisserie copte

Les Arabes donnèrent à la tapisserie égyptienne le nom d'« Al-Kapati » d'après le nom «copte».

Considérée comme l'un des plus anciens tissus décorés, la tapisserie représente aussi la première tentative visant à réaliser un ouvrage textile composé de deux ou plusieurs couleurs.

La tapisserie est l'une des plus simples méthodes de fabrication de tissus avec du lin et de la laine. Les Coptes d'Egypte étaient réputés pour leurs tapisseries.

L'historien Al-Maqrizi mentionna dans son ouvrage «Al-Khotat wal Aathar» que Cyrus, le souverain d'Egypte, offrit au prophète Mohammad vingt rouleaux de tapisserie et qu'il recouvrit la Kaaba avec le même tissu. Précisons que la Kaaba est une structure cubique en pierre située au centre de la Grande Mosquée de la Mecque (Arabie Saoudite) et qu'elle est recouverte d'un voile appelé «kiswa».




Habits pour femmes de haute-condition

Le monde commença à s'intéresser à ce type de tissu qui était exporté vers de nombreux pays de la Méditerranée.

Comparée aux autres méthodes de fabrication des tissus, la tapisserie perdit du terrain en Egypte. Toutefois, elle réapparut au dix-septième siècle en France, à l'époque du roi Louis Quatorze, sous le nom de «Gobelins». Il existait également une tapisserie appelée «Aubusson» d'après la ville en France du même nom. La fabrication de la tapisserie ne se limitait pas à l'Egypte; en effet, elle se répandit à la plupart des pays du Moyen-Orient. La Perse et la Turquie commencèrent à réaliser des tapisseries dès le seizième siècle après Jésus-Christ ce qui correspondait plus ou moins au moment où la production débuta en Europe sous d'autres noms.



Robe pour femme


Les prêtres de l'église copte portaient une «Patrashil», ou étole de lin blanc décorée de dessins religieux sur la poitrine. En général, elle était portée sur les robes des prêtres. Ces dernières étaient en lin blanc et présentaient des rayures de décorations végétales. Ajoutons que ces robes étaient amples (cela faisait référence à la patience des prêtres) et longues afin de couvrir l'ensemble du corps.

En raison de la rareté et du prix élevé de la soie, on ne retrouva que peu de tapisseries réalisées à partir de cette étoffe. Par ailleurs, la soie était considérée comme peu appropriée pour les hommes





Changements dans les styles décoratifs des textiles

Les Egyptiens se servirent de matériaux, en particulier du lin, semblables à ceux utilisés depuis l'Egypte ancienne jusqu'à l'époque byzantine.

Dans l'Egypte byzantine, les éléments décoratifs étaient toujours influencés par l'art de l'Egypte ancienne. Aussi, au cours de la période byzantine, le Ankh, ou signe de vie, fut remplacé par le gammadion, ou croix stylisée. Les oiseaux étaient également illustrés de la même façon qu'en Egypte ancienne.

Cependant, les décorations furent rapidement affectées par l'Islam. Ainsi, les motifs ne pouvaient plus présenter le symbolisme religieux d'une époque et ils devinrent uniquement des éléments décoratifs.

Contrairement à l'Egypte byzantine où les patriarches de l'église et où d'autres objets religieux étaient souvent illustrés, l'Islam n'encouragea pas la peinture de créatures vivantes. Par conséquent, on ne dénombre que peu de figures humaines datant de cette époque.

Les artistes musulmans peignaient des créatures vivantes, des oiseaux, des animaux et des êtres humains de manière abstraite. D'autres styles artistiques, en particulier la calligraphie arabe, firent leur apparition dans un grand nombre de tissus. Toutefois, ces motifs se limitaient aux versets du Coran ou au nom du dessinateur et à la date d'achèvement du travail. Les décorations de plantes réalisées dans un style dit « arabesque » étaient souvent appliquées sur les étoffes.

Au moment où les sujets des motifs changèrent, les matériaux suivirent le mouvement. Ainsi, dans l'Egypte ancienne, la laine avait été abandonnée car les prêtres la trouvaient sale et ne la portaient pas. Néanmoins, dans l'Egypte islamique, elle devint l'une des fibres les plus importantes après le lin.

Fortement utilisée au cours de la période byzantine, la soie perdit de son attrait et son utilisation fut limitée à ce que la loi islamique autorisait. Ajoutons que les fils de soie furent utilisés pour décorer d'autres tissus mais uniquement dans des proportions limitées.



Méthodes de décoration des textiles islamiques


L'impression et la teinture des tissus dans l'Egypte islamique remontent à l'Egypte ancienne, greco-romaine et copte.

Dans un premier temps, les décorations étaient taillées dans le bois. Ensuite, ce dernier était recouvert de couleur et pressé sur le tissu.

La gravure qui ressortait du bois, produisait une impression grâce à la couleur alors que la partie creuse créait une empreinte négative.

De la cire était utilisée afin de recouvrir les zones qui par la suite, devaient être teintes avec une couleur différente.

Les teinturiers se servaient d'un certain nombre de teintures naturelles. Parmi celles-ci, l'indigo, le « Jahra » jaune verdâtre, le safran, le carthame, le curcuma, le navet et le « Shaljam » rouge foncé étaient extraits de plantes. Le curcuma est une plante tropicale dont la tige souterraine fournit une teinture jaune lorsqu'elle est réduite en poudre.

D'autres teintures étaient obtenues à partir des insectes. Ainsi, le « laali » rouge provenait d'un insecte qui vivait sur les gommiers et le pourpre était tiré d'un vers de la même couleur.

Un certain nombre de noms de teinturiers furent rapportés.
Parmi ces derniers, citons Ahmed ibn Ibrahim As-Sabbagh qui décéda en 351 de l'année de Hijra (1132 après Jésus-Christ), Abdolghani ibn Gaafar As-Sabbagh, etc. Le titre de « As-Sabbagh » signifie « le teinturier ».

Les tissus étaient également décorés avec des travaux d'aiguille appelés « broderie » d'après le nom du procédé de fabrication. Celui-ci impliquait l'utilisation de fils qui coûtaient plus cher que le tissu, surtout différents types de soie. Précisons que cette méthode continua à être utilisée en Egypte jusqu'à la fin de l'époque ottomane.

Une autre méthode de décoration était réalisée « par addition ». Ainsi, de petits morceaux de tissu étaient disposés sur un tissu plus grand, de type et de couleur différents. Les plus petits morceaux étaient cousus à l'aide d'une aiguille. Cette méthode est connue en Egypte sous le nom de « Khiyameia ». Par la suite, ce nom fut donnée à la région où se concentrèrent les travailleurs qui utilisaient cette technique.

L'aiguille fut également utilisée dans la décoration, dans l'addition et dans d'autres phases de fabrication des tissus.




Styles décoratifs des textiles islamiques

Au cours de la période islamique, les tissus étaient décorés de divers sujets. Parmi ceux-ci, citons notamment des compositions géométriques, de la calligraphie arabe, des plantes, des oiseaux, des animaux, des hommes et des créatures fantastiques.

Ces décorations faisaient également office de symboles. La calligraphie arabe qui ornait les tissus royaux nommés Tiraz faisait des allusions politiques aux noms des califes, des souverains et des sultans. Ces inscriptions représentaient d'importants signes du pouvoir du roi au Moyen Âge et certaines d'entre elles étaient des prières adressées à Dieu.

De nombreuses décorations, en particulier celles de plantes, témoignent des grandes aptitudes artistiques des dessinateurs de la période islamique. En effet, ces artistes étaient en mesure de combiner plusieurs formes de plantes, de roses et de feuilles de manière extraordinaire. Les historiens qui n'avaient aucune connaissance préalable de ces motifs, les appelèrent tout simplement avec son nom Arabe « arabesques ».

Les représentations d'hommes et les d'animaux reflétaient la vie quotidienne et l'environnement autour de l'artiste. Quelques examples de ces scénes est de différent animaux en train de chasser ou d'attaquer. Précisons que tous les types de décorations pouvaient se fondre en une seule et même étoffe. Ainsi, il n'était pas rare de voir des figures géométriques esquissant des oiseaux, des animaux et des plantes côtoyer de la calligraphie arabe.



   
Les textiles islamiques étaient décorés de compositions géométriques, de plantes, de créatures fantastiques et de calligraphie arabe.



Textiles islamiques tissés

En Egypte, plusieurs méthodes de fabrication des textiles islamiques étaient utilisées. Pour effectuer leur travail, les tisserands se servaient de métiers à tisser verticaux et horizontaux. Notons que des modèles de ces métiers datant de l'Egypte ancienne se trouvent aujourd'hui dans certains ateliers.

Une méthode de fabrication des tissus fut appelée « Al-Kapati ». Cette technique utilisait des trames (fils horizontaux) non continues qui ne couvraient pas toute la largeur du tissu. Les Egyptiens étaient réputés pour la fabrication de tissus Al-Kapati bien avant la diffusion de l'Islam. De plus, ils continuèrent à confectionner ces tissus jusqu'à la fin de l'époque fatimide. Le nom de ce tissu faisait référence à l'Egypte et non à l'église orthodoxe copte. En effet, le terme « Al-Kapati » a la même racine arabe que le mot « copte » dont la signification originelle est « égyptien ». De la même manière, d'autres tissus tirent leur nom de l'endroit où ils ont été fabriqués. Ainsi le damas doit son nom à la ville éponyme et la mousseline provient de la ville de Mossoul. Les tissus Al-Kapati furent utilisés pour réaliser la couverture de la Kaaba de la Mecque.

Une autre méthode de fabrication et de décoration des tissus consistait à tisser des trames supplémentaires dans l'étoffe. Les décorations sont obtenues par « l'apparition et la disparition » des fils de trame lors de leur croisement avec les fils de chaîne, ou fils verticaux, à travers la largeur du tissu. Il existe deux types de trames : la trame véritable et la trame traditionnelle. Les décorations obtenues grâce à la première ont une trame supplémentaire pourvue d'une couleur qui diffère de celle de la toile de fond. Les décorations obtenues grâce à la trame traditionnelle possèdent une trame originelle unique. Un autre type d'étoffe tissée et décorée est le Zardakhan. Il est le plus simple des tissus complexes. La trame apparaît des deux côtés du tissu alors que la chaîne est complètement cachée. Deux ou plusieurs trames de couleurs différentes ainsi que deux chaînes, dont l'une disparaît entièrement entre les deux couches des trames, entrent dans la fabrication de ce type de tissu. « Zardakhan » est un mot perse signifiant « Maison de guerre ». L'explication la plus plausible concernant ce nom est que les armes et les autres équipements de guerre étaient recouverts d'une couche de ce tissu épais broché de soie jaune et rouge.


   



   
Dans l'Egypte islamique, les tissus étaient fabriqués et décorés en fonction de la manière dont les trames, ou fils horizontaux, supplémentaires étaient tissées dans les textiles. Parmi les divers types de tissus, citons notamment le « Al-Kapati », le damas, la mousseline et le Zardakhan.





Une Ghazeyya dans le costume intermédiaire entre le costume ancien et celui des danseuses d'aujourd'hui
( " Danseuse arabe ", carte postale du tout début du XIXe s., Arougheti Bros, Suez, coll. Kaaper )





Source



http://horizons-d-aton.over-blog.fr/article-31125591.html
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« Modifié: mars 01, 2010, 10:02:52 am par mang »

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Re : Les Habits traditionnels du Moyen Orient - La Turquie
« Réponse #4 le: janvier 16, 2010, 08:52:48 am »
La Turquie



Les Vêtements et les Habits d'Enfants, de Femmes et d'Hommes



VETEMENTS ET HABITS TRADITIONNELS


Tout d’abord, le vêtement apparut dès l ‘existence de l’être humain, afin de se protéger des conditions climatiques. Le vêtement est parvenu jusqu’à nos jours tout en connaissant des changements de formes, sous l’influence variée des valeurs naturelles, communautaires et éthiques.


Toutefois, avec le temps, le vêtement connu des changements de formes. Ces variétés sont apparues pour des raisons de structures folkloriques, socio-économiques; à cause des conditions géographiques du lieu d’habitation, des matériaux utilisés et des conditions climatiques de la communauté, où il vit jour.

Loin avant les civilisations mondiales, l’homme archaïque avait l’obligation de porter dans sa propre communauté, un vêtement désignant son statut social dans la tribu, à laquelle il appartenait. Plus qu’une obligation, c’était carrément une conception de vie offerte aux personnes par la tradition. Cette situation ne se limitait pas qu’aux vêtements portés, mais réglementait également les coiffes.


 

Un vêtement quelconque, orné d’éléments traditionnels, nous renseigne également sur la communauté, d’où il est originaire. Par exemple, il nous informe sur la structure sédentaire ou nomade de la communauté; sur les faits historiques, qu’a vécu la communauté; ainsi que sur les origines ethniques de la communauté.


Par exemple, dans les villages Turkmènes ou Yoruks, on peut deviner si la personne est promis(e), fiancé(e) ou veuve. Les vêtements de travail et ceux portés pendant les jours spéciaux sont différents. La coiffe portée par la jeune fille durant son mariage et différente de celle portée après la nuit de noces. Dans les marchés des villes, l’on peut, grâce aux vêtements portés, dire qui est originaire de quel village.

De nos jours, en Anatolie, il y a même des divergences de vêtements ou d’habits traditionnels entre les quartiers d’un même village. Pour cette raison, aucun historien de l’Art, aucun ethnologue, aucun sociologue, aucun collectionneur de figures de théâtres folkloriques et aucun dessinateur ou peintre ne peut affirmer « Voici LES vêtements traditionnels en Turquie ».

De par les recherches conduites par les chercheurs des Sciences Populaires du Directorat Général pour les Recherches et Développements des Cultures Populaires, dépendant du Ministère de la Culture, Il apparut que les vêtements d’Anatolie étaient variés à l’extrême.

Les hommes, qui eurent l’occasion de sortir de leur milieu, pour cause de service militaire ou pour des raisons professionnelles, se sont accommodés à la culture citadine. C’est pourquoi, lors des recherches effectuées sur le terrain, il est difficile de trouver des exemples d’habits traditionnels turcs d’hommes. Quant à femme, celle-ci reste fermée au monde extérieur et s’habille en fonction du mode de vie de sa propre communauté. Sa parure, elle aussi, est limitée aux modèles, qu’elle connaît de la communauté, dans laquelle elle vit. Les vêtements d’enfants se différencient, jusqu’à un certain âge, entre les deux sexes et revêtent une certaine importance. Accessoires contre le mauvais oeil sont mis en avant et petits objets et parures frappent aux yeux.

Dans la vie traditionnelle, chaque génération a permis de mener jusqu'à nos jours, cette conception, qu’elle a de l’habillement, observée et apprise de la génération précédente. On ne peut, toutefois, affirmer, qu’il n’est question d’aucune modification. Ainsi, les matériaux utilisés changent; la façon, dont a été travaillé l’objet se précise de moins en moins; les conditions de vie font naître des formes différentes; les vêtements varient sous l’influence d’autres modes.

A la campagne, les femmes passent la majeure partie de leur temps à travailler. De ce fait, leurs vêtements de travail et leurs vêtements de tous les jours sont e différents. Quant aux vêtements et coiffes des jours particuliers, ils sont portés lors des mariages. L’arrangement de la coiffure faite à la jeune fille, une fois promise à quelqu’un, va déterminer son statut social et va garder, sans limites, intacte son importance durant son mariage, sa maturité et sa vieillesse.

Ces différences entre les vêtements traditionnels fut publié par l’HAGEM, Ministère de la Culture, grâce aux recherches effectuées par le Groupe de Recherche du Folklore de la Bureau de la Culture Matérielle.

Ce concept de l’habillement, qui fait partie de la culture matérielle, et qui a sa place parmi les éléments folkloriques (Culture Populaire), connu également cette influence. Grâce aux nombreuses photos, négatifs et diapositives rassemblés, lors de recherches effectuées sur le terrain depuis 1966 jusqu‘à aujourd’hui, les Archives Spécialisées de HAGEM, aide les institutions et fondations lors de leurs recherches scientifiques.

A la fin de ces recherches effectuées sur le terrain, les informations rassemblées dans les Départements de Bursa, Manisa, Sivas, Aydın, Gaziantep, Çorum furent publiées dans les catalogues. On peut trouver dans ces catalogues, des morceaux d’exemples de vêtements et d’habits originaux, ainsi que des patrons 1/5 de couture, de vêtements 1/1, reflétant les styles d’habillement, qui furent constatés lors des recherches effectuées dans les villages de ces départements et démontrant des variétés spécifiques.




Source


Ministère de la Culture de la Turquie


http://www.roxanephoto.com





Peut-être, maintenant, vous aimeriez connaître un peu plus ce beau pays? cliquer sur image, svp..


« Modifié: mars 01, 2010, 10:01:21 am par mang »

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Re : Les Habits traditionnels du Moyen Orient
« Réponse #5 le: février 12, 2010, 11:35:35 am »
Iran





















































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« Modifié: février 12, 2010, 11:41:57 am par mang »

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Re : Les Habits traditionnels du Moyen Orient - Yemen
« Réponse #6 le: mars 01, 2010, 10:22:54 am »
« Modifié: mars 01, 2010, 10:25:34 am par mang »

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Re : Les Habits traditionnels du Moyen Orient
« Réponse #7 le: mars 10, 2010, 06:49:24 pm »
Les Berbères




Les Berbères, mot provenant par l'arabe du substantif grec "barbaroï" (barbares, dans le sens d'étrangers), constituent un ensemble de populations islamisées mais faiblement arabisées, liées par l'usage de dialectes (Chleuh, Tamazight, Tamasheq, etc.)



Ils n'appartiennent pas à une race, pas à un peuple, pas à une religion. Et pourtant, ils existent. Il existe une certaine authenticité berbère. Et elle ne date pas d'hier puisque les Berbères sont parmi les premiers habitants du Maghreb au sens large (Algérie, Maroc, Tunisie, Libye et Mauritanie actuelles) depuis plus de 5 000 ans.

Où vivent les Berbères :

– en Égypte, dans l'oasis nord-occidentale de Siouah;

– en Libye, dans le djebel Nefousa et les oasis de Ghadamès, de Sokna, d'Aoudjila, mais également sur la côte à Zouara;

– en Tunisie, sous forme d'enclaves en voie de disparition, notamment dans les villages de l'île de Djerba, à Tamezret au nord de Matmata, à Chenini et à Douiret, à l'est de Tataouine.

– en Algérie. La Kabylie est de loin la plus importante région berbérophone d'Algérie et les deux tiers des Berbères de ce pays sont kabyles; l'Aurès abrite une importante communauté chaouïa et le Mzab un autre groupe berbérophone ; quelques îlots subsistent également dans les monts des Ksour du Sud oranais, dans les régions de Gourara et de Ouargla et, au nord, dans les djebel Bissa et Chenoua.

– au Maroc. Trois grandes zones de dialectes berbères couvrent les régions montagneuses de ce pays; au nord du Rif, le dialecte tarifit ; au centre, dans le Moyen Atlas ainsi que dans une partie du Haut Atlas, le dialecte tamazight; au sud-sud-ouest, dans le Haut Atlas, l'Anti-Atlas et le Sous – qui forment le pays chleuh –, le tachelhit.

– en Mauritanie, dans une région située au nord du fleuve Sénégal, le parler zenaga est attesté chez des populations du Trarza.

Vie et culture

Traditionnellement, les hommes s’occupent du bétail. Ils migrent en suivant le cycle naturel des pâturages, et en recherchant des sources d’eau et des abris. Ils sont ainsi assurés d’une abondance de laine, de coton et de plantes pour la teinture.

De leur côté, les femmes s'occupent des biens de la famille et confectionnent les objets artisanaux — tout d’abord pour leur usage personnel, et ensuite pour la vente dans les souks de leur localité.

Les tribus berbères tissent des kilims. Ces tapisseries traditionnelles conservent l’apparence et le caractère distinct de la région d'origine de chaque tribu, qui possède en effet son propre répertoire de dessins. Le tissage d’armure toile est représenté par une grande variété de bandes, et plus rarement par des motifs géométriques, tels les triangles et le losange. Les décorations additionnelles, comme les paillettes ou les franges, sont typiques de tissés berbères au Maroc.

Le mode de vie nomade ou semi-nomade des Berbères convient très bien au tissage des kilims.


Durant l'antiquité, la langue AMAZIGH était parlée de l'oasis de SIWA en Egypte aux îles CANARIES (OCÉAN ATLANTIQUE) en passant par la Libye, la Tunisie, l'Algérie, le Maroc ainsi que le Niger et la Mauritanie.


Avec le temps, l'installation des Phéniciens (1200 ans avant J-C) ainsi que les différentes invasions notamment des Romains (-264 av J-C à 235 ap J-C), des Vandales (430 ap J-C) , des Byzantins (553 ap J-C) et l'arrivée des Arabes au septième siècle (647ap J-C) ont crée un phénomène de repli de la Culture Berbère.





Alphabet







Actuellement,la culture berbère demeure encore frappée d'anathème dans son propre territoire (Afrique du Nord).

Un anathème désigne une réprobation générale, une mise à l'index, d'une personne ou d'une idée. ...






Costume traditionnel Berbere












Le Drapeau







Source
lalihome


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Re : Les Habits traditionnels du Moyen Orient - Syrie
« Réponse #8 le: mai 02, 2010, 12:44:00 pm »
Syrie





habit des villes de ar'Raqqa, al-Hassakeh, Deir ez-Zour





habit des villes d'Alep ou d' Idleb







habit des villes de homs,hama







habit des villes de dara'a, sweida, quneitra













Femmes syriennes, gravure de 1881. Remarquez le narguilé et l'instrument de musique traditionnel : le kanoun.










Femme vêtue d'un vêtement traditionnel : manteau long brodé. Remarquez les bijoux et le soin apporté à la coiffure. Elle est photographiée jouant du oud, instrument de musique typiquement syrien.










Gravure du géographe et voyageur allemand Carsten Niebuhr, vêtu à l'orientale, 1761. Il fut le seul survivant d'une grande expédition qui couvrit tout le moyen-Orient et qui alla même jusqu'à Bombay. Les cartes qu'ils dressa furent utilisées pendant plus d'un siècle.










Jeune femme fumant un narguilé vétue d'un habit traditionnel : pantalon bouffant et petit gilet court.








Chefs de Tribus






Hommes habillés de manière traditionnelle. Remarquez les pantalons bouffants, la large ceinture et les gilets courts.








Derviches











Visitez la Syrie? cliquer ici








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beitsourya.free.fr












« Modifié: juillet 04, 2010, 01:03:45 pm par mang »

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« Modifié: décembre 14, 2012, 08:14:00 pm par mang »